Être un étudiant aux Pays-Bas

Publié par Raphaël K. le

Je suis arrivé fin aout à Enschede. À peine installé, j’étais déjà plongé dans un environnement international. En effet, j’ai eu la chance de tomber sur une collocation à moitié constituée d’internationaux. Ainsi, toutes les cultures se mélangeaient tout en en vivant une vraie expérience néerlandaise.

L’intégration au quotidien

De mon expérience aux Pays-Bas, le principal moment de partage était le diner. En effet, chaque jour quelqu’un cuisinait pour le reste de ma collocation. Les meilleurs cuisiniers faisaient des plats typiques de leur pays d’origine. Ainsi, j’ai pu gouter les meilleurs currys de ma vie grâce à mon voisin indien. Les néerlandais étaient moins portés sur la cuisine. En effet, les Pays-Bas sont connus pour être d’importants producteurs de nourritures mais, ils ne mettent pas en valeur dans leurs plats. Le plus souvent les aliments sont cuits à la vapeur et servis avec une simple purée. Les Néerlandais sont bien conscient que leur cuisine est considérée par beaucoup comme fade.

Les discussions lors des repas se faisaient en anglais pour que tout le monde puisse comprendre, mais de temps en temps les néerlandais s’échangeaient quelques mots dans leur langue natale. C’était parfois assez déroutant.

Le diner est important pour les néerlandais. En effet, c’est le seul repas chaud de leur journée. Car, oui, les Néerlandais ne mangent qu’un sandwich le midi. C’était pour moi le plus déroutant. Impossible de trouver de quoi réchauffer un repas sur le campus et l’on n’avait que 45 minutes de pause pour déjeuner. Dans ces conditions, on est obligé de se plier à la coutume locale, qu’on le veuille ou non.

La vie étudiante…

Je ne suis pas du genre à sortir beaucoup, mais je tenais quand même à m’intégrer aux autres étudiants. Je savais que pour me faire des connaissances, la période d’intégration était cruciale. Ainsi, j’ai pu me constituer un groupe d’amis avec un néerlandais, un indien et une allemande, avec lesquels je suis toujours en contact. On se retrouvait pour manger et discuter ensemble. S’intégrer avec d’autre néerlandais était compliqué. En effet, ils restaient entre eux et préféraient systématiquement parler dans leur langue. J’ai vécu cette expérience lorsque je suis allé au premier entraînement de natation de l’association de triathlon. Dès que l’on avait fini de discuter avec moi, les autres sportifs discutaient de nouveau en néerlandais. Cette expérience s’est poursuivie même au bar après l’entraînement. Aussi, j’ai décidé de ne pas m’inscrire aux séances suivantes.

La pandémie a évidemment affecté la vie de campus. J’en étais d’abord épargné. En effet, seuls les bars étaient fermés, mais en novembre les restaurants et salles de sport ont suivi. Ainsi, le seul lieu pour se retrouver était la bibliothèque. Je souhaitais faire de nouvelles connaissances au sein de l’association d’escalade de l’université , mais les restrictions m’en ont empêchés. Une fois les restrictions levées, j’ai pu faire de nouvelles rencontres mais, mon retour approchait déjà…

… et les études

Ma semaine typique était assez légère. Je n’avais que deux à trois cours par semaine. Ce qui ne veut pas dire que je m’ennuyais, loin de là. En effet, la majorité du travail se faisait au sein de projets. Les cours étaient constitués pour un tiers d’étudiants étrangers. Certains professeurs imposaient de constituer des groupes mixtes, composés d’étrangers et locaux. Pour la plupart de mes rendus, j’étais avec une même équipe avec deux néerlandais et un étudiant portugais en échange lui aussi. Ce n’était pas forcément un bon choix car, certains n’étaient pas les plus travailleurs. C’était en particulier irritant parce que, les néerlandais sont fiers de la franchise dont ils sont censés faire preuve. En effet, depuis mon arrivée, on m’avait répété de nombreuses fois de ne pas me sentir offensé par les remarques sans détours des néerlandais. Or, cette franchise ne m’a pas frappée, particulièrement lorsqu’il aurait fallu rappeler à l’ordre un membre de notre groupe qui manquait les réunions.

Un aspect du travail en groupe que j’ai en revanche beaucoup aimé est l’absence de hiérarchie. Au cours des réunions, chacun peut et doit prendre des initiatives. De ma petite expérience en France, les réunions se résument à des monologues assez peu intéressants. Le rôle du chef d’équipe, s’il en a un, est de trancher en cas de conflit et non de diriger la réunion comme en France.

Catégories : JournalSemestre aux Pays-Bas

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